Procrastination : quand les internets en parlent

La procrastination, voilà un sujet qui fait polémique. Entre celui qui déteste l’idée de procrastiner et tous les feignants qui la prônent, et celui qui est frustré de sa propre procrastination, qui l’empêche d’agir comme il le désire, les avis divergent sur le web.

Joyeuse procrastination a pris soin de sélectionner deux figures du web qui débattent sur le sujet, et te fais l’analyse de la chose.

Procrastination: quand les internet en parlent, nous on s’en mêle.

Le point de vue d’Eric Thomas

Le conférencier et homme d’influence a un avis assez tranché sur la procrastination. C’est dans l’émission de Steve Harvey qu’il répond à une étudiante désespérée de remettre tout au lendemain :  « I don’t believe in the word procrastination ».

On bloque déjà sur la formulation.  Ne pas croire au mot procrastination…  d’accord … Le mot procrastination existe pourtant, depuis le XIV siècle en réalité. Il s’écrit, se lit, a une étymologie, se conjugue, bref c’est concret … mais ce n’est qu’un détail. On ne va pas jouer sur les mots, et je pas jouer la carte de la mauvaise foi. On a tous très bien compris que c’est la notion de procrastination qui ne devrait pas exister selon le prêcheur.

Quand on poursuit un peu l’argumentation passionnée de l’influenceur, son exemple pour démontrer que la procrastination est un délire de personnes qui ne savent pas prioriser, s’apparente a du sophisme de généralisation, Il prend un exemple très exagéré pour servir sa démonstration : « Si je te donne 3 millions de dollars, tu pourrais venir à 5 heure du matin demain ?  »

Bien sûr…  Si on nous promet autant d’argent, il est évident qu’on sera prêt à faire n’importe quoi, se lever tôt serait même trop facile ! Ce n’est pas un problème qui est propre au procrastinateur de savoir se lever tôt ou pas. Puis finalement, adepte de la procrastination ou pas, quand il est question d’argent, la motivation est rarement un problème. Me trompe-je ?

Ce qu’on en pense

Bref, selon Mister Thomas, la procrastination c’est une question d’importance. Si tu procrastines c’est qu’il n’est pas important pour toi de réaliser les choses que tu devrais faire.

Joyeuse procrastination n’est pas vraiment d’accord avec cette vision de choses. Justement, ce que tu remets  au lendemain a généralement de l’importance . La plupart des procrastinateurs, sont comme paralysés lorsque la tâche à réaliser a une ampleur décisive… C’est l’état d’urgence qui va les booster . Ce qui, comme par miracle, va débloquer la situation. Mais ce n’est que notre avis.

Tim Urban dans sa conférence TED

Regarde un peu ce que Tim Urban pense de tout ça dans sa conférence TED. L’auteur du Blog Wait But Why  expose ici sa vision du procrastinateur, en parlant de son expérience. Il utilise des dessins simplistes et ajoute une petite touche d’humour pour amener sa théorie : Si procrastiner ça fonctionne pour certain, pourquoi en faire un problème ?

 

Dans cette mini conférence, le blogger ne fait ni l’éloge de la procrastination, ni son procès. C’est l’état de panique qui fait agir le procrastinateur comme une sorte de déclic à l’approche de l’échéance, s’il n’y a pas de deadline, certaines personnes peuvent se sentir frustrées de passer à coté de choses importantes qu’elles devraient faire. Le plus difficile, c’est de faire le premier pas…

Mais ne t’en fais pas, que tu sois d’accord avec Eric Thomas, ou avec Tim Urban, nous on se donne pour mission de procrastiner joyeusement, en étant actif et productif.

On procrastine, mais on avance.

 

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